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Les meilleures adresses, les meilleurs produits, les curiosités, les spectacles, les établissements: toutes les plus belles découvertes d’une journaliste professionnelle.

7 septembre, 2011

Exposition à Giverny!

Classé dans : Art — ecriplume @ 10:06

Vous avez jusqu’au 30 octobre 2011 pour aller rendre visite au Musée des Impressionnistes, à Giverny, et pour y découvrir les 72 toiles acquises au début du XXe siècle par le couple de collectionneurs américains Francine et Sterling Clark.
Fortunés et amateurs d’art, ils ont réunis une fabuleuse collection de tableaux d’artistes comme Manet, Monet, Degas, Pissarro, Gauguin… mais aussi de peintre que l’Europe boudait à l’époque, comme Berthe Morisot ou l’excellent orientaliste Jen-Léon Gérôme.

Martine Bernier

www.mdig.fr

20 juin, 2011

Evian: Splendeurs des collections du prince de Liechtenstein

Classé dans : Art,Exposition — ecriplume @ 8:43

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Lorsque nous avons su que le Palais Lumière d’Evian accueillait pour la première fois en France les chefs d’oeuvre issus du Liechtenstein museum de Vienne, nous n’avons pas tardé à y aller.

Peinture flamande et italienne: de très grands peintres étaient exposés.
Vand Dyck, Rembrandt, Rubens, un très beau Brueghel toujours passionnant à découvrir: les grands noms étaient au rendez-vous.

Pourtant, ce ne sont pas eux qui m’ont marquée le plus.

Juste en haut de l’escalier qui descendait vers la partie inférieure de l’exposition, je suis tombée en arrêt devant un petit tableau peint sur bois, signé Gerard Dou (1613 – 1675): « Le violoniste ».
Une pure merveille à voir absolument, de ce peintre néerlandais qui avait la particularité de peindre des tableaux de petits formats, très proches du style de Rembrandt.
Ses motifs sont souvent peints sur des panneaux de bois surmontés d’un encadrement en forme d’arc.
Ici, le violoniste semble sortir du tableau.
Un petit chef-d’oeuvre…
Tout est superbe, depuis le personnage principal en passant par les pages de son livre de partitions, le drapé du tapis sur lequel il est appuyé, la scène du fond mettant en présence deux personnages.
J’ai eu un coup de coeur immense pour ce peintre que je vais m’empresser d’étudier de plus près.

Autre curiosité de l’exposition: les petits tableaux sur cuivre du viennois Franz Christoph Janneck (1703 – 1761).
Il peignait de petites scènes pittoresques, délicates et raffinées, minutieuses, remplies de détails.
Un petit bonheur à découvrir.

Un autre temps d’arrêt devant les toiles de Friedrich von Amerling (1803 – 1887), et particulièrement devant son « Portrait d’Elise Kreuzberger » à la beauté sublimée…

Une exposition remplie de surprises à découvrir jusqu’au 2 octobre 2011 tous les jours de 10h30 à 19 heures (lundi de 14h à 19h)

Martine Bernier

31 mai, 2011

Jean-Marc Lattion: Le Maître de l’acier

Classé dans : Art,Non classé — ecriplume @ 11:56

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Jean-Marc Lattion a créé un monde fantastique, peuplé d’œuvres en métal façonnées au feu de sa forge ou de son chalumeau. Et a transformé en art un métier délaissé.

Lorsque vous demandez à Jean-Marc Lattion s’il est ferronnier ou artiste, il répond qu’il est sculpteur. À première vue, son atelier de Colombey (VS) ressemble à un lieu de travail classique, parsemé de machines et d’outils. Mais à y regarder mieux, le local est rempli de merveilles. Des chats élégants, des statuettes, du mobilier tout droit sorti d’un film fantastique: le tout, inclassable, ressemble à celui qui les a créés.
Jean-Marc Lattion est un personnage. Jeune homme, il entame des études d’ingénierie en mécanique qu’il délaisse au bout de quelques trimestres, déçu par l’atmosphère estudiantine. Il devient programmeur informaticien, mais étouffe dans son métier. « Je voulais une liberté totale, explique-t-il. Mai 68 était passé par là, et je ne voulais plus recevoir d’ordre de qui que ce soit. En regardant mon oncle, ferronnier, forgeron et maréchal-ferrant, j’avais appris les bases de son métier dès l’enfance. J’ai décidé peu à peu de me mettre à mon compte comme ferronnier d’art. »
Il fallait oser… L’homme est marié, père de trois enfants, et le métier est en voie de disparition. Rares sont les personnes qui apportent encore des outils à réparer. En 1976, il débute en réalisant quelques décorations pour les maisons et… une sculpture de chauve-souris commandée par un particulier. Le défi lui plaît. Il réalise un croquis et signe sa première œuvre.

Un monde imaginaire

Le travail du métal, pourtant pénible et long, le passionne. Il met au point une méthode novatrice qui lui permet de chauffer et de travailler le métal au chalumeau et non plus à la forge qu’il utilise de moins en moins.
Réalisées avec du matériel de récupération, ses œuvres sont impressionnantes, sorties en droite ligne de son imagination débordante. Sa dextérité à travailler le fer, l’acier ou l’aluminium est telle qu’il arrive à donner l’illusion qu’il recouvre ses tables d’un tissu noir, alors qu’il s’agit d’un effet de drapés en métal aux plis étrangement fluide. Ses chaises sont conçues autour de sièges de vieux tracteurs, qu’il recherche toujours dans le but de leur offrir une nouvelle vie. Un objet qui passe dans ses mains est doté d’une deuxième vie, marqué de sa griffe. Cet homme calme, indépendant et cultivé transcende le métal qu’il façonne pendant des jours entiers avec une patience infinie. Pour le clocher de l’église de Trois Torrents, il vient d’achever une croix surmontée d’un coq en trois dimensions, qu’il dévoilera dans le courant du printemps lors d’une exposition qui sera organisée sur son lieu de travail.

Inspiration d’Art brut

À l’extérieur de son atelier, le Jardin des Sculptures qu’il a commencé à installer est un enchantement. Des chats monumentaux de plus de trois mètres, racés et stylisés, voisinent avec une « Grande Femme » qui rappelle l’œuvre du même nom signée Giacometti. Qui la rappelle seulement: il ne s’agit pas de copies. Se contenter de comparer les sculptures de Jean-Marc Lattion avec celles des artistes qu’il admire serait réducteur. Très proches de l’art brut, toutes sont dotées d’une personnalité propre, aussi forte que celle de leur créateur. Belles, malicieuses, émouvantes, fantaisistes ou sobres, elles arborent fièrement leurs formes et cette patine de rouille qui, de loin, leur donne l’apparence du bois.
Ferronnier d’art… Sous le couvert de ce métier perdu, Jean-Marc Lattion transforme la matière, crée des bougeoirs, des luminaires, des décorations, du mobilier. Même s’il ne roule pas sur l’or, le sculpteur est heureux et déclare que si c’était à refaire, il exercerait le même métier, mais sans doute plus tôt. En n’oubliant jamais la définition qu’un prêtre lui a un jour donnée de sa profession: « ferronnier, c’est celui qui travaille le fer avec amour. » Amour et talent.

Martine Bernier

Du 6 au 11 juin 2011; de 14 à 21 heures, vous pouvez rendre visite à Jean-Marc Lattion route de Collombey-le-Grand- 5, 1868 Collombey (Suisse)
Il vient de terminer la croix et le coq-girouette qui orneront le clocher de l’Eglise de Troistorrents, en Valais.
Il présentera le fruit de ce travail délicat qui a demandé des mois de travail au cours d’une exposition à découvrir chez lui!

31 août, 2010

Alexandre Cloutier: La peinture expliquée

Classé dans : Art — ecriplume @ 21:35

Si vous avez envie d’apprendre la peinture de manière ludique, foncez toute affaire cessante sur le site du peintre canadien Alexandre Cloutier:

lapeintureexpliquee.com

Vous y trouverez des vidéos remarquablement réalisées  sur la peinture.
Ce site est de retour après quelques mois d’absence, et remet  à la portée de tous l’art de réaliser un tableau.
Un article avait été consacré à Alexandre Cloutier sur Ecriplume.
Depuis, l’homme n’a pas changé et continue à partager son savoir et son talent avec la même générosité…

 Martine Bernier
 

 

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